Phobos, T.2. de Victor Dixen : Un roman fantastique malgré quelques déceptions

Bonjour à tous, 

 

La semaine passée, j’ai lu Phobos, le deuxième tome de la série éponyme, de Victor Dixen, qui s’est révélé être au-delà de mes espérances ! 

 

Robert Laffont  , Collection R 

Date de parution : 19 Novembre 2015, 

496 pages, 17 euros 90 

Synopsis : Reprise de la chaïne Genesis dans
3 secondes...
2 secondes...
1 seconde...

Ils croyaient maîtriser leur destin.

Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.

Ils pensaient avoir tiré un trait sur leur vie d'avant pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.

En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

Elle croyait maîtriser ses sentiments. 

Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l'amour.

Elle pensait pouvoir ouvrir son coeur sans danger.

En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.

Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier.

p

Mon avis 

(Attention, spoilers !) 

 

Ce deuxième tome s’ouvre sur un suspense amorcé dès la fin du premier tome, avec la découverte de la défaillance des installations positionnées sur Mars, seul échappatoire possible pour les 12 prétendants ! Un début fort donc, d’autant plus que Serena Mc Bee incarne avec brio, sadisme et malveillance le rôle de la manipulatrice parfaite, de la femme cruelle, sans remords, ni états d’âme ! 

Léonor : « Vous aimez les marchés, les pactes, les contrats, commence-t-elle en s’efforçant de maîtriser le tremblement de sa voix. Eh bien, ouvrez grand vos oreilles, Serena, car voici nos conditions … »

Phobos, T.2., Victor Dixen

Je n'ai été déçue par aucun des personnages, ni par l'intrigue, même si la fin m'a quelque peu refroidie ! 

 

Les personnages restent fidèles à eux-mêmes : Léonor comme meneuse du groupe, chaque personnage étant torturé mentalement (ou physiquement) de façon différente, le tout orchestré par une Serena Mc Bee au comble de la fureur, prête à tout pour se débarrasser des prétendants et de la menace qu'ils constituent ! Seulement, ne maîtrise pas Léonor et sa chevelure rouge qui veut !! Dans ce roman, ce ne sont pas seulement les prétendants qui sont malmenés mais aussi les terriens, quels qu'ils soient : Andrew, Harmony, Serena, ... Chacun d'entre eux affronte son lot de déconvenu, avec plus ou moins de brio !!

 

Victor Dixen laisse une grande marge à l'intrigue cependant : de nombreuses questions restent en suspens, et plusieurs pages s'écoulent avant que l'on puisse découvrir le pourquoi du comment ; ce qui permet de réfléchir avec les personnages ! J'ai adoré établir des hypothèses avec les personnages quant à la défaillance d'un des nid d'amours, de parcourir avec eux les derniers mètres jusque Mars, de vivre avec eux l'émotion et le stress engendré par les mariages !! 

 

Autre point fort : la répartition en Actes du roman, qui rappelle celle du théâtre ! Or, tous les personnages jouent clairement un rôle : Serena celle de la mère éplorée, Alexeï celui du beau garçon, Kris de la fille fragile, etc ! 

 

Plus que des personnages torturés, ce sont également des personnages parfaitement maîtrisés : Alexeï correspond parfaitement au stéréotype du "gros musclé" trop abrupt, jaloux ; tandis que Marcus est sans conteste le personnage qui se révèle le plus, qui laisse le plus apercevoir les dessous de sa carapace ! Chaque personnage a son heure de gloire, ou de honte, au choix ; mais il y en a pour tous !! 

 

Les points forts de ce deuxième tome sont sans aucun les cliffhangers : en veux-tu, en voilà, ils s'enchaînent et ne se ressemblent pas ! Il est très facile de se perdre dans les méandres de Mars aux côtés des personnages : l'écriture de Victor Dixen est fluide, légère et même les explications sur le fonctionnement de l'habitat sont expliqués de façon simple ; et quand cela ne suffit pas, des schémas sont ajoutés, pour permettre une meilleure visualisation (et accessoirement permettre au lecteur de s'immiscer sur la planète Rouge aux côtés des prétendants). 

La partie est finie, les listes de coeur sont closes, les noms des amoureux sont gravés dans la pierre immuable des planètes et dans l’éternité factice des écrans. J’ai joué et j’ai perdu.

Phobos, T.2., Victor Dixen

Mais (car il y a toujours un "mais"), quelques éléments m'ont clairement fait redescendre sur Terre (avez-vous vu le jeu de mots ? =D) : d'une part, le ridicule de certains personnages : la jalousie des garçons, ou encore la passion amoureuse feinte de Serena McBee frôlent le ridicule, mais participe de ce jeu qu'elle instaure avec les personnages qu'elle manipule (car oui, il ne s'agit plus de tactiques d'approches, mais bien de manipulation mentale). D'autre part, je m'attendais à ce que la fin du roman s'achève sur une explication quant à la défaillance du Nid D'amour numéro 7, mais en vain ! Si les personnages rappellent à plusieurs reprises que rien ne peut voler sur Mars et que rien n'est sensé y vivre, un objet, ou quelqu'un (puisque le mot "vivant" est bien utilisé) heurte et perce la coque du septième nid ! Qu'est-ce ? Qui est-ce ? Pourquoi ? Comment ? Autant de questions qui restent en suspens et qui laissent place à un autre cliffhanger, qui clôt le deuxième tome, et qui est pour moi un peu décevant, mais je ne vous en dirais pas plus ;) 

 

 

Mais (car il y a toujours un "mais"), quelques éléments m'ont clairement fait redescendre sur Terre (avez-vous vu le jeu de mots ? =D) : d'une part, le ridicule de certains personnages: la jalousie des garçons, ou encore la passion amoureuse feinte de Serena McBee frôlent le ridicule, mais participe de ce jeu qu'elle instaure avec les personnages qu'elle manipule (car oui, il ne s'agit plus de tactiques d'approches, mais bien de manipulation mentale). D'autre part, je m'attendais à ce que la fin du roman s'achève sur une explication quant à la défaillance du Nid D'amour numéro 7, mais en vain ! Si les personnages rappellent à plusieurs reprises que rien ne peut voler sur Mars et que rien n'est sensé y vivre, un objet, ou quelqu'un (puisque le mot "vivant" est bien utilisé) heurte et perce la coque du septième nid ! Qu'est-ce ? Qui est-ce ? Pourquoi ? Comment ? Autant de questions qui restent en suspens et qui laissent place à un autre cliffhanger, qui clôt le deuxième tome, et qui est pour moi un peu décevant, mais je ne vous en dirais pas plus ;) 

 

« Je ne suis plus douze, ni même deux. Je ne suis plus qu’une — une seule » 

 

Je donnerais la note de 4/5à ce deuxième tome de la trilogie Phobos : je déduis un point à cause de la fin, qui m'a laissée sur ma fin, et qui en m'a pas séduite ! J'attendais beaucoup plus de la fin de ce roman (d'autant plus que la fin du premier tome était haletant), et j'ai été déçue ! Mais ce livre demeure une excellente lecture, et j'ai hâte que le tome 3 sorte ! A défaut, un séquel axé sur Mozart (le prétendant brésilien) sortira bientôt, et est intitulé "Phobos, Les origines" !! 

 

 

QQQQ

Et vous ? Avez-vous lu un des tomes de la trilogie Phobos ? Qu’en avez-vous pensé ? 

 

 

A très bientôt, 

q<Julier

Mais (car il y a toujours un "mais"), quelques éléments m'ont clairement fait redescendre sur Terre (avez-vous vu le jeu de mots ? =D) : d'une part, le ridicule de certains personnages: la jalousie des garçons, ou encore la passion amoureuse feinte de Serena McBee frôlent le ridicule, mais participe de ce jeu qu'elle instaure avec les personnages qu'elle manipule (car oui, il ne s'agit plus de tactiques d'approches, mais bien de manipulation mentale). D'autre part, je m'attendais à ce que la fin du roman s'achève sur une explication quant à la défaillance du Nid D'amour numéro 7, mais en vain ! Si les personnages rappellent à plusieurs reprises que rien ne peut voler sur Mars et que rien n'est sensé y vivre, un objet, ou quelqu'un (puisque le mot "vivant" est bien utilisé) heurte et perce la coque du septième nid ! Qu'est-ce ? Qui est-ce ? Pourquoi ? Comment ? Autant de questions qui restent en suspens et qui laissent place à un autre cliffhanger, qui clôt le deuxième tome, et qui est pour moi un peu décevant, mais je ne vous en dirais pas plus ;) 

 

« Je ne suis plus douze, ni même deux. Je ne suis plus qu’une — une seule » 

 

Je donnerais la note de 4/5à ce deuxième tome de la trilogie Phobos : je déduis un point à cause de la fin, qui m'a laissée sur ma fin, et qui en m'a pas séduite ! J'attendais beaucoup plus de la fin de ce roman (d'autant plus que la fin du premier tome était haletant), et j'ai été déçue ! Mais ce livre demeure une excellente lecture, et j'ai hâte que le tome 3 sorte ! A défaut, un séquel axé sur Mozart (le prétendant brésilien) sortira bientôt, et est intitulé "Phobos, Les origines" !! 

 

 

QQQQ

Et vous ? Avez-vous lu un des tomes de la trilogie Phobos ? Qu’en avez-vous pensé ? 

 

 

A très bientôt, 

q<Julier

 

 

Je ne suis plus douze, ni même deux. Je ne suis plus qu’une — une seule.

Phobos, T.2., Victor Dixen

Je donnerais la note de 4/5 à ce deuxième tome de la trilogie Phobos : je déduis un point à cause de la fin, qui m'a laissée sur ma fin, et qui en m'a pas séduite ! J'attendais beaucoup plus de la fin de ce roman (d'autant plus que la fin du premier tome était haletant), et j'ai été déçue ! Mais ce livre demeure une excellente lecture, et j'ai hâte que le tome 3 sorte ! A défaut, un séquel axé sur les prétendants sortira bientôt, et est intitulé "Phobos, Les origines" !! 

 

 

QQQQ

Et vous ? Avez-vous lu un des tomes de la trilogie Phobos ? Qu’en avez-vous pensé ? 

 

 

A très bientôt, 

q< Julie  r

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Comment on this post

Tresormimi 06/02/2016 20:26

Une jolie chronique, avec laquelle je suis totalement d'accord. Vivement la fin de cette saga…