Confessions d'une accro au shopping de Sophie Kinsella : Quand le film influence la lecture !!

Bonjour à tous, 

 

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre très connu dans le domaine de la Chick-Lit américaine, à savoir Confessions d’une accro au shopping de Sophie Kinsella 

Éditions Pocket 

Paru en 2004 

384 Pages, 7€40

Synopsis : Selon Rebecca Bloomwood, "si l'on pouvait porter des vêtements neufs tous les jours, la dépression nerveuse n'existerait plus". Droguée au shopping, notre héroïne s'expose à un nombre de tracas aussi impressionnant que le montant du relevé de sa carte de crédit. Témoin de la riche correspondance qu'elle entretient avec son banquier... Comble de l'ironie: Beckie est journaliste à Réussir vos épargnes, où son travail consiste à expliquer à ses lecteurs comment gérer leur budget. Les dettes s'amoncellent... Un dernier shopping pour se remonter le moral ? Impossible, toutes ses cartes sont bloquées. De solutions empiriques en effroyables mensonges, c'est la panique. De quoi miner aussi son début d'histoire d'amour avec le séduisant homme d'affaires Luke Brandon. A ce stade, une issue heureuse ne tiendrait-elle pas du miracle ?

 

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Mon avis 

 

 

Depuis plusieurs années, je regarde régulièrement le film Confessions d'une accro au shopping ; j'ai donc été naturellement attirée par le livre et par la série et pendant le mois de mai, j'ai acquis le tome 1 de la série, à savoir Confessions d'une accro au shopping, de Sophie Kinsella. Malheureusement, le film a influencé ma lecture et j'ai été passablement déçue. 

 

Le personnage de Rebecca est très sympathique, et la plume de l'auteur laisse vraiment percevoir la fièvre acheteuse de l'héroïne. J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce livre, qui se lit en une bouchée (je l'ai commencé un samedi soir et fini le dimanche matin). L'auteur écrit du point de vue de Rebecca et laisse apparaître ses pensées les plus intimes, ses envies mais également son impuissance face au shopping. Quant aux autres personnages, j'ai trouvé qu'ils étaient dépeints un peu trop légèrement et à travers des stéréotypes : la riche héritière, la peste sur talons aiguilles, le multimillionnaire amoureux, ... Dommage que le personnage de Luke Brandon n'ai pas été développé davantage, notamment à travers sa passion pour le shopping qui m'a semblé assez amusante et qui le rapprochait de Rebecca. 

Mais Rebecca semble vraiment se révéler à la toute fin du roman, se rend compte de ses capacités, un véritable retournement de comportement et de situation qui fait sourire mais précipite la fin. 

 

J'ai adoré les personnages des parents de Rebecca et des habitants de sa ville natale : ils sont drôles, amusants, prudents ... tout pour plaire et j'ai vraiment adoré les voir apparaître de-ci de-là dans le roman. 

 

Cependant, j'ai trouvé le roman trop lent : l'intrigue principale, à savoir la prise de conscience de Rebecca Bloomwood face à son découvert met près de 200 pages à s'opérer. En effet, les 150 premières pages sont consacrés aux achats compulsifs de Rebecca et à ses refus de lire les lettres, d'ailleurs retransmises dans le roman. Ses tentatives de trouver une solution sont véritablement fondées sur une bonne volonté, mais ne cessent d'échouer, au plus grand désespoir de Rebecca et de son banquier ! 

 

Le dénouement du roman et la prise de conscience de Rebecca s'opère en moins de 50 pages, les 50 dernières qui sont donc un peu trop condensées en matière de péripéties. De même, Rebecca se rend compte de sa fièvre acheteuse et s'en guérit de façon trop abstraite : le narrateur dépeint cette évolution de Rebecca un peu trop soudainement, comme si elle changeait brutalement et qu'elle refusait d'un seul coup d'acheter ! Pareillement, il n'y a pas d'affrontement direct avec Derek Smeath, alors qu'elle a fait planer une aura de mensonges et d'excuses sur ce dernier, et qu'elle n'a jamais payé ses impayés. 

 

Le livre se conclut sur une fin ouverte puisque Rebecca semble guérie, son compte en banque moins creusé qu'auparavant, mais pas de réelle échappatoire ! C'est donc une fin un peu décevante, bien qu'elle présente la résolution des principaux problèmes de Rebecca ! A ce titre, le film me semble davantage intéressant et représentatif de la fièvre acheteuse et du combat de Rebecca contre ce fléau. 

 

Je ne donnerais que 2/5 à ce livre car bien qu'étant très distrayant et très amusant, il n'a pas comblé mes attentes et trop de pages ont été accordées aux achats compulsifs de Rebecca avant d'amorcer la résolution des problèmes de l'héroïne. Tout finit par lui réussir, mais en 50 pages et c'est très décevant d'autant qu'on ne voit pas ces évolutions se profiler réellement. 

QQ

 

Je suis toujours mitigée sur ce roman : j'adore la Chick-lit, mais Sophie Kinsella ne m'a pas conquise cette fois-ci. 

Je pense que je tenterais tout de même de lire un autre livre de Sophie Kinsella ! 

 

Et vous ? Avez-vous déjà lu ou vu cette histoire ? 

Qu'en avez-vous pensé ?

 

A très bientôt, 

q< Julie  r

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