Persuasion, de Jane Austen : le retour du cycle « Darcy - Elisabeth »

Bonjour à tous, 

 

    Durant les 6 dernières semaines, je me suis échinée à continuer le #AustentaciousBookClub proposé sur GoodReads et qui proposait de lire en septembre le livre Persuasion, qui suivait donc Orgueil et Préjugés, lu en Septembre. Sauf que ... ça n'a pas très bien fonctionné entre Persuasion et moi-même ! 

 

Édition Libre de droit, 

Environ 200 pages selon les éditions. 

    Synopsis : Sous le vernis d'un genre, chacune des phrases de Jane Austen attaque les conventions, traque les ridicules, et finit avec une grâce exquise par pulvériser la morale bourgeoise, sans avoir l'air d'y toucher. Les héroïnes de Jane Austen lui ressemblent, elles aiment les potins mais détestent bavardages, grossièreté et vulgarité. La pudeur, le tact, la discrétion, l'humour sont les seules convenances qu'elles reconnaissent... Et si Jane Austen mène les jeunes filles au mariage, c'est fortes d'une telle indépendance qu'il faut souhaiter au mari d'être à la hauteur ! A lire yeux baissés et genoux serrés pour goûter en secret le délicieux plaisir de la transgression des interdits.

 

Mon Avis ! 

W

 

    J'ai tout d'abord commencé par me procurer l'édition anglaise Dover Thrift, qui me semblait très bien. J'en ai lu quelques extraits en magasin et j'ai tout de suite vu que la lecture de ce livre en VO était à ma portée. Seulement, je n'avais pas prévu les tournures anglaises fort étranges et la taille minuscule de la police, qui a fini par m'aveugler et j'ai fini par lire 1 page en .... 6 minutes. Oui, vous avez bien lu ! 6 minutes par pages ! Alors qu'habituellement, je lis une page en moins d'une minute ! 

 

 

    Autant dire que fin Septembre est arrivé et que ma lecture était toujours au point mort, ou plutôt ... p. 19 ! Ça n'avançait donc pas ! Je me suis dit que tant qu'à le lire, autant le lire en français, en espérant que je serais davantage prise dans l'univers austenien une fois traduit. 

Aussitôt dit, aussitôt fait, et j'ai téléchargé la version libre de droit ... 

 

 

 

 

Et donc, après toutes ces péripéties, qu'en ai-je pensé ? 

 

Dès le début, j'ai constaté que ça n'allait pas être de tout repos : beaucoup de personnages sont présentés en très peu de temps. On découvre toute la lignée de l'héroïne dès les premières pages : des ancêtres aux petits neveux, sans compter sur les voisins, les nobles, la parenté lointaine et j'en passe : une très (et même trop) grande brochette de personnages. En conséquence, j'ai été un peu perdue pendant les soixante-dix premières pages, d'autant plus que les personnages ont des relations différentes selon les classes sociales. Il fallait donc se souvenir de l'identité du personnage, de sa classe, de celle de son interlocuteur et de la situation en elle-même pour comprendre le tout. Autant dire que j'ai eu beaucoup de mal par moments, allant même jusqu'à relire deux fois un dialogue pour être sûre de ne pas me tromper. 

 

Mais, et en dépit de cette profusion, j'ai tout de même réussi à mettre le doigt sur chaque personnage et à entrer dans le roman : oui, c'est un roman difficile à première vue, mais une fois que la place de chacun est assimilée, c'est un vrai plaisir ! Les invectives des personnages les uns à l'égard des autres se succèdent, encore et encore, entre comique et scepticisme. Les personnages sont divisés en deux pôles, ce que j'ai trouvé un peu dommage : d'un côté, l'héroïne et ses quelques alliés, et de l'autre, tous les pédants ou les « petites gens » (sous entendu les classes inférieurs). Cette catégorisation est un peu trop manichéenne pour moi, et l'héroïne se retrouve de fait seule contre tous de trop nombreuses fois. 

 

 

 

 

Et donc, après toutes ces péripéties, qu'en ai-je pensé ? 

 

    Dès le début, j'ai constaté que ça n'allait pas être de tout repos : beaucoup de personnages sont présentés en très peu de temps. On découvre toute la lignée de l'héroïne dès les premières pages : des ancêtres aux petits neveux, sans compter sur les voisins, les nobles, la parenté lointaine et j'en passe : une très (et même trop) grande brochette de personnages. En conséquence, j'ai été un peu perdue pendant les soixante-dix premières pages, d'autant plus que les personnages ont des relations différentes selon les classes sociales. Il fallait donc se souvenir de l'identité du personnage, de sa classe, de celle de son interlocuteur et de la situation en elle-même pour comprendre le tout. Autant dire que j'ai eu beaucoup de mal par moments, allant même jusqu'à relire deux fois un dialogue pour être sûre de ne pas me tromper. 

 

    Mais, et en dépit de cette profusion, j'ai tout de même réussi à mettre le doigt sur chaque personnage et à entrer dans le roman : oui, c'est un roman difficile à première vue, mais une fois que la place de chacun est assimilée, c'est un vrai plaisir ! Les invectives des personnages les uns à l'égard des autres se succèdent, encore et encore, entre comique et scepticisme. Les personnages sont divisés en deux pôles, ce que j'ai trouvé un peu dommage : d'un côté, l'héroïne et ses quelques alliés, et de l'autre, tous les pédants ou les « petites gens » (sous entendu les classes inférieurs). Cette catégorisation est un peu trop manichéenne pour moi, et l'héroïne se retrouve de fait seule contre tous de trop nombreuses fois. 

 

 — Il n'y a presque point de défaut physique, dit Anna, que des manières agréables ne puissent faire oublier. 

— Je pense très différemment, dit Élisabeth d'un ton sec. Des manières agréables peuvent rehausser de beaux traits, mais elles ne peuvent en changer de vulgaires. Mais comme j'ai à cela plus d'intérêt que personne, je trouve vos avis inutiles. 

 

    La romance initiale commence un peu tard dans le roman : elle est au début très vite résumée, et n'apparaît par la suite que subrepticementPersuasion tourne donc autour d'un motif qui semble commun aux romans austeniens : une jeune femme peu considérée par sa famille, qui aime un jeune homme d'une condition moindre, conduisant forcément à un dilemme presque cornélien, qui s'inspire de la vie de Jane Austen. 

 

Mais Wenvorth existait seul pour elle, soit qu'elle dût être unie à lui, soit qu'elle en fût séparée pour toujours. Jamais peut-être les rues de Bath n'avaient été traversées par de pareils rêves d'amour.

 

    Et cette connivence entre l'auteur, les personnages et les romans austeniens en général est peut-être le seul point que je reprocherais à ce roman : on retrouve bien trop souvent la même trame narrative. À l'exception d'un point qui m'a beaucoup fait rire : l'insertion du point de vue de la narratrice dans le roman, qui lance ouvertement des invectives à son époque, aux moeurs de son temps, sur un ton comique et presque souriant. 

 

Anna les trouvait fort heureuses ; mais cependant, soutenue, comme nous le sommes tous, par le sentiment de sa supériorité, elle n'aurait pas voulu changer contre toutes leurs jouissances son esprit cultivé et élégant.

 

    Malgré tout, j’ai beaucoup apprécie ce livre, que j’ai fini en une après-midi une fois décidée à m’y plonger. Je donnerais la note de 3/5, tout simplement parce que ce classique est très bien écrit, mais trop répétitif.

 

Et vous ? L'avez-vous lu ? Connaissez-vous les romans de Jane Austen ? 

Qu'en pensez-vous ? 

 

À très bientôt, 

q< Julie  r

Et donc, après toutes ces péripéties, qu'en ai-je pensé ? 

 

    Dès le début, j'ai constaté que ça n'allait pas être de tout repos : beaucoup de personnages sont présentés en très peu de temps. On découvre toute la lignée de l'héroïne dès les premières pages : des ancêtres aux petits neveux, sans compter sur les voisins, les nobles, la parenté lointaine et j'en passe : une très (et même trop) grande brochette de personnages. En conséquence, j'ai été un peu perdue pendant les soixante-dix premières pages, d'autant plus que les personnages ont des relations différentes selon les classes sociales. Il fallait donc se souvenir de l'identité du personnage, de sa classe, de celle de son interlocuteur et de la situation en elle-même pour comprendre le tout. Autant dire que j'ai eu beaucoup de mal par moments, allant même jusqu'à relire deux fois un dialogue pour être sûre de ne pas me tromper. 

 

    Mais, et en dépit de cette profusion, j'ai tout de même réussi à mettre le doigt sur chaque personnage et à entrer dans le roman : oui, c'est un roman difficile à première vue, mais une fois que la place de chacun est assimilée, c'est un vrai plaisir ! Les invectives des personnages les uns à l'égard des autres se succèdent, encore et encore, entre comique et scepticisme. Les personnages sont divisés en deux pôles, ce que j'ai trouvé un peu dommage : d'un côté, l'héroïne et ses quelques alliés, et de l'autre, tous les pédants ou les « petites gens » (sous entendu les classes inférieurs). Cette catégorisation est un peu trop manichéenne pour moi, et l'héroïne se retrouve de fait seule contre tous de trop nombreuses fois. 

 

 — Il n'y a presque point de défaut physique, dit Anna, que des manières agréables ne puissent faire oublier. 

— Je pense très différemment, dit Élisabeth d'un ton sec. Des manières agréables peuvent rehausser de beaux traits, mais elles ne peuvent en changer de vulgaires. Mais comme j'ai à cela plus d'intérêt que personne, je trouve vos avis inutiles. 

 

    La romance initiale commence un peu tard dans le roman : elle est au début très vite résumée, et n'apparaît par la suite que subrepticementPersuasion tourne donc autour d'un motif qui semble commun aux romans austeniens : une jeune femme peu considérée par sa famille, qui aime un jeune homme d'une condition moindre, conduisant forcément à un dilemme presque cornélien, qui s'inspire de la vie de Jane Austen. 

 

Mais Wenvorth existait seul pour elle, soit qu'elle dût être unie à lui, soit qu'elle en fût séparée pour toujours. Jamais peut-être les rues de Bath n'avaient été traversées par de pareils rêves d'amour.

 

    Et cette connivence entre l'auteur, les personnages et les romans austeniens en général est peut-être le seul point que je reprocherais à ce roman : on retrouve bien trop souvent la même trame narrative. À l'exception d'un point qui m'a beaucoup fait rire : l'insertion du point de vue de la narratrice dans le roman, qui lance ouvertement des invectives à son époque, aux moeurs de son temps, sur un ton comique et presque souriant. 

 

Anna les trouvait fort heureuses ; mais cependant, soutenue, comme nous le sommes tous, par le sentiment de sa supériorité, elle n'aurait pas voulu changer contre toutes leurs jouissances son esprit cultivé et élégant.

 

    Malgré tout, j’ai beaucoup apprécie ce livre, que j’ai fini en une après-midi une fois décidée à m’y plonger. Je donnerais la note de 3/5, tout simplement parce que ce classique est très bien écrit, mais trop répétitif.

 

Et vous ? L'avez-vous lu ? Connaissez-vous les romans de Jane Austen ? 

Qu'en pensez-vous ? 

 

À très bientôt, 

q< Julie  r

— Il n'y a presque point de défaut physique, dit Anna, que des manières agréables ne puissent faire oublier.
— Je pense très différemment, dit Élisabeth d'un ton sec. Des manières agréables peuvent rehausser de beaux traits, mais elles ne peuvent en changer de vulgaires. Mais comme j'ai à cela plus d'intérêt que personne, je trouve vos avis inutiles.

La romance initiale commence un peu tard dans le roman : elle est au début très vite résumée, et n'apparaît par la suite que subrepticementPersuasion tourne donc autour d'un motif qui semble commun aux romans austeniens : une jeune femme peu considérée par sa famille, qui aime un jeune homme d'une condition moindre, conduisant forcément à un dilemme presque cornélien, qui s'inspire de la vie de Jane Austen. 

Mais Wenvorth existait seul pour elle, soit qu'elle dût être unie à lui, soit qu'elle en fût séparée pour toujours. Jamais peut-être les rues de Bath n'avaient été traversées par de pareils rêves d'amour.

Et cette connivence entre l'auteur, les personnages et les romans austeniens en général est peut-être le seul point que je reprocherais à ce roman : on retrouve bien trop souvent la même trame narrative. À l'exception d'un point qui m'a beaucoup fait rire : l'insertion du point de vue de la narratrice dans le roman, qui lance ouvertement des invectives à son époque, aux moeurs de son temps, sur un ton comique et presque souriant. 

 

Anna les trouvait fort heureuses ; mais cependant, soutenue, comme nous le sommes tous, par le sentiment de sa supériorité, elle n'aurait pas voulu changer contre toutes leurs jouissances son esprit cultivé et élégant.

 

Malgré tout, j’ai beaucoup apprécie ce livre, que j’ai fini en une après-midi une fois décidée à m’y plonger. Je donnerais la note de 3/5, tout simplement parce que ce classique est très bien écrit, mais trop répétitif.

 

 

Et vous ? L'avez-vous lu ? Connaissez-vous les romans de Jane Austen ? 

Qu'en pensez-vous ? 

 

À très bientôt, 

 

 

q< Julie  r

Share this post

Repost 0

Comment on this post

Corentine 10/12/2016 15:54

J'ai lu Orgueil et Préjugés et Persuasion avant de définitivement mettre fin à la lecture de Jane Austen. Je n'ai jamais pu supporter ses personnages, son univers, ses romances... Je lui préfère largement les sœurs Brontë :)
Merci pour ton avis !