Hollow City, de Ranson Riggs — Une suite encore plus trépidante !

Éditions Bayard 

502 Pages, 16€90, 

Sorti le 19 juin 2014 

Synopsis : Jacob et les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnées, sur l’île Cainholm. Les voilà donc livrés à eux-mêmes ! Après avoir essuyé une tempête entre Cainholm et le continent, Jacob et ses amis s’échouent sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre Mondiale fait rage. Entre fuir des Estres déguisés en soldats, des rencontres avec des animaux singuliers, et la recherche de la dernière Ombrune en liberté afin de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine, cette deuxième aventure de la série s’annonce palpitante et pleine de frissons !

 

 

Qu’en ai-je pensé ? 

———

 

 

    Au premier coup d’oeil, j’ai tout de suite su que le format seul de l’oeuvre m’avait déjà séduite aux trois quarts : comment résister à l’agencement intérieur des pages, à ces décorations et à — gros bonus — cet inventaire des personnages présent en début de roman, et qui permet de véritablement s’y retrouver. 

    

    L’aventure des enfants particuliers reprend sur l’île de Cainholm, perdus et avec une Ombrune blessée, n’ayant d’autre choix que de rester dans leur boucle, ou de s’enfuir dans le présent mais d’y mourir de vieillesse. Situation critique donc qui amène les enfants à prendre des choix décisifs, tout en étant poursuivis par les Estres et par les Creux. 

 

    Les pérégrinations des protégés de Miss Peregrine se poursuivent donc de mal en pis, et l’auteur a rivalisé d’inventivité pour aider ses héros à retrouver leur bienfaitrice. J’ai adoré les aventures des enfants particuliers : aucune ne se ressemble et chaque chemin emprunté mène à autant d’évènements tous aussi particuliers les uns que les autres. Ranson Riggs a davantage mêlé dans ce second roman histoire et Histoire : en effet, les enfants particuliers se retrouvent littéralement pris entre deux feux : celui de la seconde guerre mondiale, et celui des Estres, prêts à tout pour s’emparer d’eux. D’autres personnages apparaissent en cours de route et se joignent ou du moins aident les héros face aux Estres, mais également face aux évènements tragiques. Il y a donc un très bon clivage entre la réalité telle que nous la connaissons avec les bombardements de la seconde guerre mondiale et la réalité des enfants particuliers. 

 

J’étais là pour une bonne raison, et certainement pas pour subir les évènements sans réagir. J’avais une tâche à accomplir. Je n’allais pas m’enfuir, ou renoncer, parce que la situation me paraissait désespérée, terrifiante.

 

    Beaucoup de nouveaux personnages particuliers (ou non) apparaissent et ils sont tous très attachants à leur façon : ils ont tus une histoire qui les rend touchants et qui donne envie de les connaître mieux, de savoir quelle sera leur futur, même si on sait bien entendu que cela n'est pas toujours possible car les héros continuent leur route. Les enfants particuliers que l'on connaît déjà grâce au tome 1 réapparaissent et on découvre de nouvelles facettes de leur personnalité : on découvre ainsi un Horace plus noble que jamais, une Bronwyn maternelle et aimante, et un Jacob plus déterminé que jamais à aider ses comparses. Seule Emma m’a quelque peu agacée puisqu’elle en demande toujours plus sans jamais savoir ce qu’elle veut.  

 

    L’écriture de Ranson Riggs est toujours aussi fluide, aussi réaliste et aussi construite que possible, d’autant plus qu’elle est appuyée sur des images qui donnent à voir la scène : tout est construit pour le lecteur se sente au plus près des personnages et ait le sentiment de cheminer aux côtés des héros. J’ai été plusieurs fois aux bords des larmes tant l’émotion touchait à son acmé, et j’ai dévoré ce second tome en quelques heures à peine, ce qui m’a valu un tour à la Fnac pour acquérir le troisième tome (ne riez pas). 

 

    Ce second opus de la trilogie des enfants particuliers est sans conteste meilleur que le tome 1 : plus d’action, plus de personnages, un rythme effréné, qui mène le lecteur au bord de l’asphyxie et qui ne nous laisse pas indifférent tant l’innocence des personnages et leur bonne volonté s’avère démunie face à la cruauté du monde et des ennemis qu’ils affrontent. 

 

    C’est sans conteste un 5/5 pour ce second tome : une magnifique lecture qui ne laissera personne indifférent et qui constitue le parfait tremplin pour le tome 3. 

 

Et vous ? L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? 

 

À bientôt, 

Julie.

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