Destiny, de Cecelia Ahern

Éditions Hachette Roman 

Parution le 10 Mai 2017 

Format ebook 

12€99 

 

Synopsis : Depuis la crise économique, la société a érigé de nouvelles règles. Celles de la Perfection. Tout individu Imparfait est jugé et marqué au fer rouge. Un I qui les condamne pour toujours à l’exclusion. Celestine North est parfaite. Sage, belle et brillante. Elle a le petit ami dont rêvent toutes les filles  : Art, le fils du juge Crevan, chef de la Guilde. Elle a prévu d’étudier les maths à l’université. Car c’est une fille de logique, de définitions, qui comprend les règles et les respecte. Mais Celestine commet une erreur. Elle vole au secours d’un Imparfait. Ce qui est interdit.

Quelques heures plus tard, la Police est déjà devant sa porte. Une fois en prison, la voilà face à un dilemme  : mentir pour éviter d’être marquée Imparfaite, ou rester fidèle à son élan de solidarité en avouant qu’elle a bel et bien aidé un Imparfait  ? D’un côté, Celestine veut préserver sa famille et Art. De l’autre, elle a la conviction qu’elle n’a pas mal agi. Et surtout, il y a Carrick, ce mystérieux jeune homme, «  Imparfait jusqu’à la moelle  », gardé dans la cellule d’en face et dont elle veut gagner le respect.

Qui Celestine North décidera-t-elle d’être le jour de son procès  ? L’héroïne résistante dont rêvent les Imparfaits  ? Ou le visage parfait de la société  ?

 

 

Tout d’abord, un grand merci à Netgalley et aux éditions Hachette Romans pour ce partenariat. 

 

    Dès les premières pages, Destiny pose le décor : un monde de perfection et d’idéaliste est présenté, tout est parfait, toutes les pensées sont contrôlées, les paroles analysées, … Tout est sous contrôle. On découvre alors Célestine et sa famille, qui tentent de vivre au mieux et d’être parfaits à chaque seconde de chaque journée. Il faut être parfait, être dévoué envers la société, envers la loi, … 

    Cependant, on sent très vite que cette perfection rime avec « tension » : chacun surveille ses paroles, tente de passer sous le radar et de ne pas attirer l’attention. Très rapidement, le monde de Célestine vole en éclat : elle est confrontée à l’arrestation d’une personne « imparfaite » mais comprend que la loi a ses limites, et est confrontée malgré elle à son subconscient qui lui montre que tout n’est pas si « juste ». Pourtant, elle se conforme aux lois, jusqu’au jour où elle vient en aide à un « Imparfait » et est alors elle aussi accusée d’être imparfaite puisqu’elle a transgressé les règles et a aidé un paria de la société. 

 

    L’intrigue véritable prend alors place et on comprend le noeud de l’intrigue : les considérations perfectionnistes de Celestine disparaissent et le monde parfait dans lequel elle vivait jusqu’alors vole en éclat. Célestine est arrêtée, jugée et découvre bien vite que ce monde de perfection qu’elle idolâtrait est fait de mensonges, de manipulations, de corruptions et que chacun ne vise qu’une seule chose : le Pouvoir

    Célestine est confronté à son passé, à ses actions, à ses choix et endure une longue série d’épreuves qui vont mettre en péril la société, qui vont lui causer du tort mais qui vont lui permettre d’ouvrir les yeux, de découvrir une facette du monde qu’elle n’avait jusque là pas encore aperçu. 

 

    Destiny est un roman que j’ai adoré pour sa complexité : derrière chaque action, chaque décision se cache une myriade d’évènements, de petits détails, qui entrent en jeu pour mieux faire exploser ce jeu d’échec géant, orchestré par les politiques. Les personnages ont tous un passé, un avis et ce premier tome est le début d’une grande réflexion pour chaque personnage : vaut-il mieux se conforter à ce qu’on a toujours connu ou suivre sa voix pour faire ce qui nous semble juste, au risque d’être puni et pris au piège ? 

    Célestine choisit très vite son camp et on ressent alors sa force, sa détermination et son ambition : elle a décidé d’aller jusqu’au bout et ne laissera personne lui enlever ses idées. J’ai adoré cette héroïne à la fois complexe, torturée physiquement et mentalement mais qui tient tête à ceux qui veulent faire d’elle un objet manipulable et friable. 

    

    Les autres personnages sont également très intéressants et je pense que les tomes suivants nous réserveront de belles déconvenues : certains personnages n’ont pas encore choisi leur camp et le parcours de chacun est encore à tracer. 

 

    L’intrigue de Destiny m’a — au début — paru semblable à celle de Divergente ; avec l’idée de mettre de côté ceux qui sont différents, de punir ceux qui n’entrent pas dans des cases, … Mais au fil des pages, j’ai trouvé que Destiny se situait entre Divergente et Hunger Games avec cette idée de mise en valeur des procès, de téléréalité, d’enquête cachée, de renversements, … La fin de ce premier tome m’a laissé baba : j’ai adoré les dernières lignes, qui vont vraiment surgir l’urgence de la situation, devenue quasiment chaotique.

    Destiny est une dystopie que j’ai adoré et j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Célestine North. 

 

 

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